Plus qu’ailleurs en France, la maison traditionnelle, en Bretagne, fait partie du paysage, prolonge pour ainsi dire le sol et correspond au caractère des hommes et des femmes qui ont composé ce pays aux mille et une facettes.
La très grande diversité de ce qui fait le territoire implique forcément une non moins grande et superbe diversité des demeures du peuple qui l’occupe.
Il n’y a pas de maison type. A chaque maison sa personnalité propre…
Pour un paysan, la maison a pour fonction de loger la famille, d’abriter les animaux et de conserver les récoltes… Pour le pêcheur, de se loger et de ranger le matériel… Pour l’artisan, d’y loger et d’y travailler
Entre le 17ème siècle et la 1ère moitié du 20ème siècle on distingue :
- le logis-étable à deux portes : associant sous le même toit un logis à pièce unique et une étable, c´est le type d´habitat mixte le plus courant (Longères)
- le logis sur dépendance
- le logis à pièce unique au rez-de-chaussée: couramment désigné sous le terme « penn ty » (penty), c´est l´archétype même de l´habitat modeste . De plan massé, couvert d´un comble, il présente en façade antérieure une porte et une fenêtre, voire un jour, et peut comporter parfois un décor.
- le logis à deux pièces au rez-de-chaussée ;
- la maison à avancée : il s´agit d´un modèle d´habitat exclusivement destiné à l´habitat humain et spécifique du nord-ouest de la Bretagne. Ce type d´édifice rencontre ici la limite orientale de son aire de diffusion qui correspond à une zone comprenant le Léon, le nord de la Cornouaille et l´ouest du Trégor. L´avancée généralement située à l´avant abritait la table et était de la sorte désignée dans le Trégor sous la forme « kuz taol ».
- le logis de type ternaire : si caractéristique de l´architecture du 19ème siècle, définit un logis à un étage carré, à trois travées régulières, à cage d´escalier centrale contenant un escalier tournant à retours (Maison de maître)
|